Les stratégies sectorielles

Les stratégies sectorielles
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Après une décennie de récession économique et de mise en œuvre d'un certain nombre de Plans d'Ajustements Structurels (PAS), notre pays a renoué avec la croissance économique au cours de l'exercice 1994/1995, mais cette croissance n'a malheureusement pas encore réussi à infléchir de manière significative le sens de l'évolution de la pauvreté.
Pour enrayer ce fléau et atteindre l'objectif international de réduire la proportion de pauvres de moitié d'ici l'an 2015, un investissement public de qualité dont le choix est éclairé par des modèles ou stratégies mettant en exergue une vision d'ensemble du développement des différents secteurs économiques, précisant les objectifs à atteindre à moyen terme et donnant une description cohérente des réalisations à effectuer, est d'une nécessité absolue.
C'est dans ce sens que le Gouvernement a prescrit à chaque Ministère qui exécute une activité Gouvernementale donné de mettre en place une stratégie sectorielle en vue de rationaliser et de suivre les actions à entreprendre pour l'atteinte d'un horizon donné.
Suivant la méthodologie édictée en la matière par le Ministère de la Planification, de la Programmation du Développement et de l'Aménagement du Territoire (MINPLAPDAT), le document de stratégie sectorielle des postes et Télécommunications a été élaboré au sein d'un Comité interministériel de pilotage, domicilié au Ministère des Postes et Télécommunications qui gère l'Infrastructure nationale des Télécommunications. Il a pu bénéficier de l'apport intellectuel de Partenaires au développement, notamment, la Banque Mondiale, l'Union Européenne, l'Union Internationale des Télécommunications.
Le lancement du processus de l'élaboration de la stratégie sectorielle des Postes et Télécommunications a eu lieu les 27, 28 et 29 décembre 2001. Les travaux de ce séminaire qui faisaient suite à un appel à candidature ont permis de faire le point de la situation des Postes, Télécommunications et Technologies de l'Information et de la Communication tout en esquissant certaines perspectives.
Au cours de l'année 2003, avec l'appui de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) et de l'Union Postale Universelle (UPU) un (01) consultant en Télécommunications et TIC ainsi que deux (02) consultants du secteur postal et financier ont été recrutés. Appuyés par deux (02) experts nationaux du secteur des Télécommunications et quatre (04) experts nationaux du secteur des postes, les consultant avaient pour mission d'élaborer un état des lieux des secteurs des Télécommunications et TIC d'une part et des secteurs des Postes et Services financiers d'autre part. La coordination de tout ce travail était assignée à la Cellule opérationnelle.
Les documents sur l'état des lieux des secteurs des Postes, Télécommunications et Technologie de l'Information et de la Communication produits par les consultants et les experts nationaux ont fait l'objet d'une relecture au cours du séminaire organisé à l'Ecole nationale Supérieure des P&T en fin 2003. Ces documents ont été revisité en prenant en compte les amendements faits au cours de ce séminaire et ont été présenté au séminaire de validation de la stratégie sectorielle des Postes, Télécommunications et Technologies de l'Information et de la Communication tenu du 11 au 13 mai 2004, au Palais des Congrès de Yaoundé.
Suite à la validation du diagnostic du secteur, une réunion a été convoquée à Kribi en octobre 2004 en vue de valider les objectifs majeurs et spécifiques du Secteur ainsi que l'élaboration d'un porte feuille de programmes et de projets de la stratégie sectorielle des Postes, Télécommunications et TIC.
Au cours du mois de septembre 2005, un séminaire a été organisé à NDONKOL non loin de SANGMELIMA , en vue de la finalisation du document de la stratégie sectorielle des Postes, Télécommunications et TIC assorti de la déclaration de politique sectorielle y afférente.
Les objectifs ciblés par le Gouvernement dans le domaine des Télécommunications et TIC sont notamment:
• d'augmenter la télé densité fixe de 0,7% en 2005 à 30% en 2015 ;
• d'augmenter la télé densité mobile de 15% en 2005 à 50% en 2015 ;
• de doter 20 000 villages de moyens de télécommunications modernes d'ici 2015 ;
• de mettre à la disposition du public une offre d'accès à 2 Mb/s dans toutes les villes ayant un central numérique avant la fin 2007 ;
• de doubler la contribution du secteur au PIB d'ici 2010 (estimation 2005 : 2,5% du PIB) ;
• de multiplier par 50 le nombre d'emplois directs et indirects dans le domaine des Télécommunications et des TIC d'ici 2015.
La mise en œuvre de cette stratégie globale des Télécommunications et des TIC est sous-tendue par trois grands axes, à savoir :
Premier axe : Adapter et actualiser le cadre légal, réglementaire et institutionnel ;
Deuxième axe : Améliorer l'offre de services en quantité, en qualité, et à des prix abordables ;
Troisième axe : Accroître l'utilisation des TIC et densifier le tissu industriel des entreprises TIC.
Ces axes vont se traduire par l'élaboration du cadre de dépense à moyen terme où les projets qui doivent accompagner ce développement seront exprimés. Au titre de ces projets on peut citer :
• le repositionnement de CAMTEL comme vendeur de grosse capacité. A ce titre un protocole d'accord qui consacre la gestion des 14 fibres optiques le long du pipeline TCHAD – CAMEROUN a été signé entre le Gouvernement du Cameroun et la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO). Dans le même sens le lien à fibre optique entre Douala et Yaoundé est envisagé en vue d'arrimer la fibre Kribi – Doba à SAT3
• le réseau interministériel qui a pour vocation de maîtriser les consommations téléphoniques et de les réduire de manière substantielle. L'impact direct attendu est la réduction de la dette de l'état vis-à-vis de CAMTEL ainsi que la réduction des consommations téléphoniques de l'Etat ;
• les Télécentres communautaires dont l'objectif est de réduire la fracture numérique entre les zones urbaines, périurbaines et rurales en mettant l'accent non plus sur un accès individuel aux moyens de télécommunications mais sur un accès collectif pour prendre en compte le pouvoir d'achat bas. Au-delà de l'accès aux moyens des télécommunications, il y a l'ambition pour le gouvernement de généraliser l'usage des services et des applications des TIC comme la télémédecine, le téléenseignement, la gouvernance électronique, la cyberagriculture ;
En ce qui concerne le domaine postal, la stratégie se poursuit pour la redynamisation de ce secteur qui est d'une importance capitale pour le développement économique et social du pays parce qu'aucun pays ne peut se priver des outils d'épargne populaire. En cela la poste est un bon vecteur.

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