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Appel pour la vulgarisation de l’internet au Cameroun
Le Cameroun s’est joint le mardi 1er juin 2010 (Festivités des Cinquantenaires de l’Indépendance et de la Réunification obligent) au reste du monde pour célébrer la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information sur le thème : « mieux vivre dans la ville grâce aux TIC ». Cette célébration a été marquée par une série d’activités à l’instar d’un tournoi de football dit de l’Amitié ( gagné par l’Agence de Régulation des Télécommunications) et la mise en place d’un cyberoom au Centre d’Encadrement et d’insertion sociale des jeunes en difficulté de Nkomkana. L’occasion a été donnée aux habitants de l’arrondissement de Yaoundé II de se faire initier à l’informatique et d’accéder gratuitement à l’internet pendant une semaine.
Le clou de la manifestation a eu lieu au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Postes et Télécommunications, Jean-Pierre BIYITI bi ESSAM, en présence de son homologue Clobert Tchatat du Développement urbain et de l’Habitat. C’était au Centre d’Encadrement et d’insertion sociale des jeunes en difficulté de Nkomkana. La cérémonie a été notamment marquée par la lecture du message du secrétaire général de l’Union internationale des Télécommunications et celui du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, la remise de près de 300 bourses de formations en TIC aux femmes et aux jeunes. Dans son discours de circonstance, le ministre des Postes et Télécommunications a indiqué que le président de la République « Pleinement conscient de ce qui arrive à notre monde n’a de cesse d’engager les Camerounaises et Camerounais de tous âges, et particulièrement les jeunes, à s’arrimer à la Société naissante de l’Information et de la Connaissance ».
Il a salué la croissance exponentielle des moyens des télécommunications et du taux de pénétration des TIC au Cameroun. Car, a-t-il dit, il y a seulement une dizaine d’années, la téléphonie mobile, au Cameroun, était réservée à quelques privilégiés. Aujourd’hui, ils sont au moins 8 millions, les Camerounaises et Camerounais qui possèdent un téléphone mobile. Le taux de pénétration de l’Internet dans les villes camerounaises de son côté est aujourd’hui de 4%, elle était infime, il y a cinq ans. Les chiffres sont éloquents à cet effet : la plupart des établissements des Chefs Lieux de Région ont une connexion internet ; toutes les universités camerounaises ont un accès internet ; ¾ des banques camerounaises font de la monétique de proximité, et leurs clients peuvent retirer de l’argent sur les distributeurs automatiques de billets….
Les pouvoirs publics, a déclaré Jean-Pierre BIYITI bi ESSAM, ambitionnent de révolutionner le secteur des Postes, des télécommunications et des TIC au Cameroun. Il s’agit notamment de donner au Cameroun un accès généralisé à l’Internet à des prix abordables. Il s’agit également de la mise en place, systématique et progressive du backbone national pour qu’en définitive notre pays puisse disposer en 2011 d’un linéaire de plus de 5000 km de fibre optique installée, ce qui va renforcer la connexion haut débit de toutes les villes camerounaises qui, à cette échéance seront connectées à l’Internet. Dans ce cadre aussi, on peut citer la construction prochaine à Kribi d’un point d’atterrissement du câble sous-marin à fibre optique dénommé ACE (African Coast to Europe) pour permettre de faire face à l’augmentation du trafic que ne pourra plus, à brève échéance, supporter le SAT3 à Douala.
Pour finir, le ministre des Postes et Télécommunications a annoncé pour les prochains mois l’arrivée d’un ou de deux opérateurs supplémentaires sur le segment de la téléphonie mobile, de manière à consolider les effets bénéfiques de la concurrence dans ce domaine très sensible, et à baisser de façon encore plus significative le coût des télécommunications, condition sine qua non de la vulgarisation de l’Internet.
quelques documents utiles
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